La haie d'espèces indigènes

Une haie d'espèces d'indigènes, c'est quoi ?

Une haie est un alignement arboré créé et géré de la main de l'homme. Sa fonction principale dans les jardins est de délimiter des terrains.

On rencontre une multitude de haies :

  • la haie champêtre typique de nos campagnes avec des arbustes hauts et bien denses taillés très ponctuellement au maximum une fois tous les 4 à 6 ans ;
  • la haie basse taillée 3 à 6 fois par an avec une structure très basse typique de nombreux jardins de ville;
  • la haie arborée se caractérise par la présence d'arbres que l'on laisse se développer dans la haie, diversifiant sa structure en hauteur;
  • la haie mixte se compose de nombreuses essences (idéalement au moins trois) et s'oppose à la haie monospécifique qui n'abrite qu'une essence (souvent le hêtre, le charme ou le troène des haies). 

Les haies mixtes, arborées et champêtres sont clairement celles qui présentent le plus grand intérêt pour la biodiversité. Elles produisent des fleurs et des fruits en abondance tout en offrant des sites de nidification pour la faune.

 

Les essences à préconiser sont les essences indigènes avec une préférence pour les fruitiers comme l'aubépine, le prunellier, le cornouiller sanguin, le cornouiller mâle, la viorne obier, la viorne mancienne, la bourdaine, le troène sauvage, le houx...

Une haie d'espèces indigènes, pourquoi ?

La haie n'est pas seulement une limite naturelle entre deux parcelles, elle joue une multitude de rôles en particulier dans nos campagnes. On citera :

  • l'effet coupe-vent;
  • le fixation des terres en atténuant l'érosion des sols;
  • la régénération de l'humus (chute des feuilles);
  • des abris pour le bétail;
  • des refuges naturels pour la faune sauvage;
  • une diversification des paysages;
  • une transition entre les milieux forestiers et agricoles (maillage écologique)...

Mais la situation des haies est peu réjouissante. Victime de l'intensification agricole, nombreuses sont celles qui ont été arrachées. Des primes ont même été versée jadis pour les détruire ! Ainsi, la mise en vigueur de la Politique Agricole Commune (PAC) a conduit à l'arrachage de milliers de km de haies en Belgique.

Conséquence, des espèces jadis communes dans nos campagnes se sont dangereusement raréfiées. On citera pour les oiseaux, le moineau, la pie-grièche, le rossignol, le pipit des arbres, le bruant jaune...

Une haie d'espèces indigènes, comment ?

Envie de créer votre propre haie naturelle ?

Alors veillez à respecter quelques règles d'or :

  • le choix des essences (espèces indigènes et adaptées à votre région);
  • la période de la taille (après la nidification des oiseaux vers la fin du mois d'août);
  • la fréquence de la taille (idéalement au maximum une fois par an avec si possible des tronçons non-taillés qui serviront de refuges pour la faune).

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Depuis 1984, Natagora encourage les propriétaires de jardins à aménager tout ou partie de leur terrain en zone favorable à la faune et à la flore sauvages. Planter une haie d’espèces indigènes, installer un nichoir, faire place à une prairie fleurie…
Depuis 1991, l'opération "Nature au Jardin" bénéficie du soutien du Ministère de l'Environnement et de Bruxelles Environnement - IBGE en Région de Bruxelles-Capitale.